Jean-Martin Charcot et Paul Richer

Résumé

Jean-Martin Charcot et Paul Richer Les Démoniaques dans l’art

Si des œuvres d’artistes ont pu fournir à la science un appoint sérieux pour établir l’existence ancienne de la grande névrose, peut-être nos études techniques peuvent-elles, par un juste retour, être de quelque utilité en fournissant à la critique de nouveaux et solides éléments d’appréciation sur le génie et la méthode de certains maîtres.
La critique désintéressée, celle qui n’est le porte-parole ni d’un individu ni d’un groupe, puisera, nous l’espérons, des motifs de jugement de plus en plus larges dans les documents que nous allons lui présenter.
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Jean-Martin Charcot et Paul Richer Les Démoniaques dans l’art

Au démoniaque hystérique, au possédé convulsionnaire pour lequel le médecin ne soupçonnait nul remède, et dont le prêtre ou le juge s’emparaient, convaincus qu’ils opéraient sur une âme hantée par le démon, a succédé un malade dont le crayon, le pinceau et la photographie notent toutes les attitudes, toutes les nuances de physionomie, venant ainsi au secours de la plume, qui ne peut tout décrire dans les effets extérieurs de cette étrange et cruelle maladie.
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Jean-Martin Charcot et Paul Richer Les Démoniaques dans l’art

La « grande névrose hystérique », dont l’étude raisonnée est relativement de date récente, n’en est pas moins une affection fort ancienne. Elle ne saurait être considérée, ainsi qu’on s’est plu si souvent à le répéter, dans ces derniers temps, sous toutes les formes, comme la maladie spéciale de notre siècle.
Dans l’esprit du plus grand nombre, cette dénomination, « l’hystérie », emporte avec elle l’idée d’une affection spéciale au sexe féminin. Il est démontré aujourd’hui qu’elle se rencontre également chez les hommes [1] .
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