Résumé

Claire Vautier Vautier, Frandin - En Corée, 1905

Soixante gardes entourent et portent la chaise royale, véritable trône, de couleur rouge, ornementée de sculptures et de colonnes auxquelles des dragons d’or s’accrochent de leurs griffes. À la toiture, en forme de pagode, sont appendus des stores qui protègent le roi contre les intempéries.
L’étoffe jaune écrue qui habille les porteurs prend, sous le soleil, d’éclatants reflets d’or, donnant l’illusion que l’astre dieu lui-même accompagne et garde le monarque coréen.
L’effet est très grand, et, comme dans tous les pays d’Orient, la nature, exhalant sa puissance, offre un merveilleux cadre.
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Claire Vautier Vautier, Frandin - En Corée, 1905

Aux portes de Séoul, ils rencontrèrent les troupes venues de Tchemoulpo, qui protégèrent leur retraite.
Le parti de la reine, si hostile à la domination japonaise, triomphait à nouveau et se déclarait omnipotent.
Je n’ai dépeint, jusqu’ici, que la Corée extérieure. Me voici arrivé à son cœur même, à ses mœurs, ses aptitudes et ses tendances.
Le peuple coréen n’est ni une force ni une volonté. Il est l’esclave d’une force, le résultat d’une volonté. Il se soumet, ignorant, sans intuition d’un état supérieur.
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Claire Vautier Vautier, Frandin - En Corée, 1905

Des chanteurs, des mendiants, des marchands ambulants de toutes sortes, sillonnent les rues de Séoul.
Les marchands portent sur leur dos des amoncellements de petites marmites faites de boue sèche, semblables aux toitures de leurs cases, qu’ils retiennent savamment entre elles et qu’ils maintiennent par un prodige d’équilibre, au moyen de lanières en paille de riz tressée. Quelques-unes de ces marmites contiennent de l’eau ou des boissons fermentées ; d’autres, des boules de riz et, dans les jours de liesse, des morceaux de chien rôti ou bouilli.
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