M. Charles Varat

Résumé

M. Charles Varat Le Tour du monde

On les traverse souvent sur de petits ponts, formés d’une étroite pierre, où ma monture glisse à tout instant. La nuit, de plus en plus sombre, voile à demi le triste spectacle qui m’environne, quand nous arrivons enfin à l’hôtel japonais. Des chants, des cris, des rires qui partent de l’intérieur, m’annoncent qu’un grand nombre de voyageurs y sont déjà installés. À peine suis-je entré, qu’une charmante mousmé se met à mes pieds, touche du front la terre et m’offre, le plus gracieusement du monde, une minuscule tasse de thé ; je la prends en lui disant de faire préparer ma chambre.
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M. Charles Varat Le Tour du monde

Jetons maintenant un coup d’œil panoramique sur la capitale de la Corée. Si nous montons sur quelque éminence centrale, nous jouirons de la magnifique vue des montagnes coniques couvertes de verdure qui l’environnent ; les plus élevées sont situées au nord et au sud. En maints endroits on voit se profiler les murailles crénelées qui entourent Séoul dans leur immense circonférence. Elles suivent, comme en Chine, les sinuosités des collines et sont percées de-ci de-là d’un grand nombre de portes monumentales.
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M. Charles Varat Le Tour du monde

La journée est vraiment splendide ; les quelques légers nuages blancs qui mouchetaient le ciel le matin ont disparu, et, grâce à l’agréable fraîcheur de la température, c’est presque sans fatigue que nous continuons à franchir joyeusement vallées et coteaux en pleine culture, baignés dans une lumière d’une blancheur charmante. Nous passons par Sa-kou-yang et sous les saules, à Sa-tan-ko-tang, où nous devons déjeuner ; c’était bien le moment, car on sert de suite la soupe chaude à nos chevaux ainsi qu’aux taureaux et aux vaches de l’auberge, qui sont nourris de la même façon.
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