Résumé

Dr Lortet Les momies animales de l’ancienne Égypte

Il revoit, par la pensée, le spectacle magique qui se renouvelle tous les soirs, lorsque le soleil, le grand dieu Râ des Egyptiens, disparaît à l’occident, dans les déserts de la Libye, dans une gloire, que nulle plume ne saurait décrire, et dont les traînées lumineuses, semblables à de l’or en fusion, éclairent le ciel jusqu’au milieu de la nuit.
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Dr Lortet Les momies animales de l’ancienne Égypte

Les mammifères embaumés sont en petit nombre, la contrée n’en ayant jamais nourri beaucoup ni dans l’antiquité, ni pendant l’époque actuelle. Les chiens momifiés, comme ceux qui occupent par bandes à moitié sauvages les ruelles de tous les villages égyptiens, nous présentent, ainsi que ceux de la plupart des régions européennes, des types absolument différens les uns des autres, depuis le chien fauve des bazars d’Orient, si répandu dans tous les pays de langue arabe, jusqu’au singulier lévrier dont la queue contournée en trompette décrit une circonférence et demie sur elle-même.
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Dr Lortet Les momies animales de l’ancienne Égypte

En Haute-Égypte, nous n’avons pu voir un seul animal à grandes cornes, tel qu’il est si souvent représenté sur les monumens, et semblable à ceux d’Abousir ou de Sakkara. Partout on ne rencontre, aujourd’hui, que le bœuf à petites cornes, de même forme que celui qui se trouve communément dans les vallées du Liban, à la Bekaâ ou en Mésopotamie. Seulement, en Égypte, le pelage est généralement noir avec des taches blanches. À cause du manque absolu de bons pâturages, il est toujours d’une taille très inférieure à celui d’Égypte.
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