Ernest Humbert, Quelques réflexions à propos des boeufs étrangers importés pendant la guerre (1916)
“ J'ignore les qualités gastronomiques de la viande de chien. Si j'en ai mangé, c'est à mon insu. Rien n'est plus difficile, paraît-il, de différencier, à simple vue, un gigot de chien d'un gigot de mouton. Un des moyens empiriques qui trompe le moins, c'est la présence du poil sur le gigot de chien et de la laine sur le gigot de mouton. Si je suis entré dans ces détails, c'est pour vous montrer combien la presse exagérait, au début des hostilités, en annonçant que l'Allemagne serait affamée après quelques mois die guerre. ”
