Charles Roux

Résumé

Charles Roux L'élevage à Madagascar (1905)

Ce commerce bien compris peut être une source de richesse pour nos colons.
Mais en dehors de ce point de vue, le boeuf rend dans notre nouvelle colonie de précieux services. Etant donné le développement encore tout récent de l’élevage du cheval, de l’âne et du mulet, et le nombre très restreint de ces animaux dont on peut disposer actuellement pour les transports, la faculté de se servir du boeuf comme porteur ou animal de trait devient très importante.
Source : Gallica

Charles Roux L'élevage à Madagascar (1905)

Enfin la nourriture des animaux comprenait uniquement le fourrage vert et parfois la paille de riz. Les Malgaches se refusaient à donner du grain aux bêtes, disant que Dieu réservait le riz pour la nourriture des humains. Malgré ces conditions déplorables, malgré l’incohérence avec laquelle furent introduits et mélangés ensuite des animaux de toutes provenances, arabes, chevaux de Java, de l’Inde, du Transvaal, d’Australie, une race finit par se créer à Madagascar.
Source : Gallica

Charles Roux L'élevage à Madagascar (1905)

L'élevage de l’âne réussit parfaitement dans l’île. Les animaux importés passent par une période d’acclimatement bien nette. Pendant la première année, l’interversion des saisons, le changement du climat et de la nourriture amènent un peu de baisse dans l’état des nouveaux arrivés. Il faut alors les ménager et ne pas leur demander immédiatement un travail sérieux. Mais après huit ou dix mois de séjour dans la colonie, les animaux reprennent toute leur vigueur. L’élevage de l’âne a de plus l’avantage d’être tout ce qu’il y a de plus facile et très peu onéreux.
Source : Gallica

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