Résumé

Jean Adam Les bovidés du Sénégal : Elevage et commerce (1915)

RÉGIONS D’ÉLEVAGE. — TRANSHUMANCE
Il n’existe pas à proprement parler de régions d’élevage bien délimitées au Sénégal. A part la Haute-Gambie où le bétail est assez rare, on trouve des bovidés dans les diverses parties de la colonie, en plus ou moins grand nombre suivant le développement des cultures.
Il y a, en effet, antagonisme entre celles-ci et l’élevage. Le cultivateur indigène, avec ses méthodes primitives de mise en valeur du sol, ne sait pas associer les deux productions animale et végétale. Le bétail vit uniquement de ce que la nature met à sa disposition.
Source : Gallica

Jean Adam Les bovidés du Sénégal : Elevage et commerce (1915)

Jamais le bétail n’y reçoit ces soins attentifs, jamais ne lui ont été appliqués ces procédés scientifiques d’élevage qui nous ont permis de faire de nos bovidés ces machines perfectionnées merveilleusement adaptées à la satisfaction de nos besoins.
Le soin de trouver leur nourriture est laissé aux animaux mêmes. Le berger les conduit aux endroits où existent des pâturages et ensuite le bétail divague au gré de ses fantaisies. Jamais de réserves fourragères pour la saison où les herbes de la brousse sont desséchées ; pas de ration supplémentaire au retour au campement.
Source : Gallica

Jean Adam Les bovidés du Sénégal : Elevage et commerce (1915)

Plusieurs kilomètres avant d’y parvenir, le troupeau accélère sa marche et bientôt, en files, toutes les bêtes qui le composent, du même trot cadencé, envahissent les abords des séïanes ou des puits, pendant que les bergers, après avoir disposé les petits bassins en bois, abreuvoirs minuscules où tout ce bétail se désaltérera et qu’ils transportaient suspendus à leur épaule par une corde, s’empressent, pêcheurs à la ligne d’un nouveau genre, d’élever l’eau des séïanes, ou encore de monter des profondeurs du sol le précieux liquide.
Source : Gallica

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