Résumé

Victor-Marcel Durieux L'Amélioration de la race bovine malgache… (1930)

Il est même à souhaiter que l’abatage des vaches à Madagascar soit libre ; il est bien rare, en effet, qu’un éleveur intéressé se débarrasse de ses bonnes reproductrices, même contre un prix avantageux. Or, sur un cheptel évalué à 3 ou 4 millions de femelles, il faut bien qu’il en disparaisse au moins 300.000 par an. Il vaudrait beaucoup mieux les sacrifier régulièrement pour la boucherie lorsqu’elles sont encore en bon état, que de les voir mourir au pâturage sans profit pour personne, alors qu’elles donneraient leur viande, leur cuir et la taxe d’abatage.
Source : Gallica

Victor-Marcel Durieux L'Amélioration de la race bovine malgache… (1930)

Son apparition à Madagascar est très ancienne. Il vit dans toutes les régions de l’île et constitue la principale richesse des habitants qui ont pour lui un véritable culte. «La possession des boeufs est donc la suprême ambition de tout individu qui, ayant le sentiment de sa dignité, considère comme légitime tout moyen de s’en procurer. Le troupeau, c’est le capital vivant dans lequel on puise pour acquitter l’impôt si on manque d’argent liquide. Que survienne un décès et l’on immole aussitôt les quelques bêtes nécessaires au repas funèbre. »
Source : Gallica

Victor-Marcel Durieux L'Amélioration de la race bovine malgache… (1930)

Si, pendant les premières années succédant à la conquête, nous avons cru que, par la persuasion et les bons conseils, nous pourrions, en matière d’élevage, changer la mentalité de l’éleveur, nous nous rendons compte aujourd’hui que tous nos efforts ont été vains, et que, malgré l’intervention de nombreux vétérinaires parcourant la brousse en véritables missionnaires du progrès animal, l’indigène est demeuré routinier, fidèle à ses conceptions ancestrales.
Source : Gallica

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