Résumé

Congrès de la production animale et des maladies du bétail… (1931)

Conserver une bête qui a dépassé un certain âge, variable avec chaque race, et la nourrir devient une spéculation extrêmement désavantageuse en elle-même, si le but final est la boucherie.
Elle l'est encore plus au point de vue général car elle répartit la production fourragère totale d'un pays, ou d'une exploitation, qui est forcément limitée, entre un plus grand nombre de bouches ; elle prive les bons transformateurs, c'est-à-dire les jeunes animaux, de la nourriture qu'ils sauraient si bien transformer pour la distribuer aux adultes incapables d'en faire de la viande.
Source : Gallica

Congrès de la production animale et des maladies du bétail… (1931)

Les populations vraiment pastorales n'existent pas en Côte d'Ivoire. Il n'y a pas d'éleveurs au sens propre du mot. Il n'y a que des villages possédant du bétail. Les lois d'alimentation, d'hygiène, de reproduction n'existent pas. Tout est l'œuvre du hasard.
Le cheptel de la Côte d'Ivoire restera encore longtemps autour des chiffres donnés précédemment, tant que l'élevage ne recevra pas l'impulsion qu'il mérite et tant qu'il restera l'élevage en commun au village.
Source : Gallica

Congrès de la production animale et des maladies du bétail… (1931)

Paresseux, fatalistes, peu accessibles au progrès, ces indigènes, qui comptent cependant parmi les meilleurs éleveurs que nous possédions à la colonie, ont des méthodes d'élevage fort primitives. Si, pour la grande majorité d'entre eux, l'élevage est la seule richesse, il est malheureusement pratiqué d'une façon trop extensive, tout étant sacrifié pour l'accroissement du troupeau non en qualité mais en quantité. Leur absence d'hygiène, leur ignorance des règles de prophylaxie les plus élémentaires, ont souvent pour résultat la ruine de l'élevage qu'ils ont mis des années à se constituer.
Source : Gallica

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