Résumé

Rapport présenté par la délégation égyptienne à la conférence de Lausanne (1922)

Nous n'avons voulu, pour le moment, qu'attirer l'attention des Puissances sur une situation particulièrement délicate. Si pour nous, Egyptiens, l'indépendance que nous revendiquons parce que nous y avons droit de toutes façons, est envisagée comme un problème vital, comme l'élément essentiel d'une existence nationale normale, pour l'Europe l'indépendance de l'Egypte doit être considérée comme facteur capital de la paix en Orient et de la sécurité de la Méditerranée. La question d'Egypte n'est donc pas un problème de politique intérieure britannique.
Source : Gallica

Rapport présenté par la délégation égyptienne à la conférence de Lausanne (1922)

La présence d'une Grande-Bretagne, protectrice en titre ou en fait, constituerait pour l'Europe la source d'innombrables difficultés. Ainsi la neutralité du Canal de Suez aurait beau être confirmée, la prédominance politique effective en Egypte d'une puissance comme la Grande-Bretagne rendrait illusoire cette neutralité, et en cas de guerre le pays dont les soldats se trouveraient déjà sur les bords du canal tiendrait une des clefs de la Méditerranée, et non la moins importante.
Source : Gallica

Rapport présenté par la délégation égyptienne à la conférence de Lausanne (1922)

Aucune volonté au monde, fût-ce la volonté de toutes les Puissances coalisées, ne pourra faire que le Droit ne soit plus le Droit et que les Egyptiens renoncent à leur idéal.
L'Egypte avait ajouté foi aux déclarations des chefs d'Etat qui assuraient que l'on combattait pour le triomphe des principes de droit et de justice et pour l'émancipation de tous les peuples. Mais seule elle a vu, au lendemain de la guerre, sa situation empirer après qu'on ait refusé systématiquement d'écouter les revendications de ses représentants qualifiés.
Source : Gallica

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