Charles Dupin,
Réponse au discours de Milord Stanhope sur l'occupation de la France…
(1818)
“ Le dirai-je ? grâce à l'armée d'occupation, cette horreur de la guerre commence à diminuer. On sent enfin que le premier, que le plus grand malheur pour un peuple, est de se reconnaître à la merci des autres peuples, et d'y rester. On gémit sous le faix des charges imposées par un vainqueur qui venait, disait-il, pour soutenir la France, la délivrer, et la défendre contre l'Usurpateur. On s'indigne de voir cette délivrance assurée par cent vingt mille geôliers , nourris des sueurs de l'habitant, pour le tenir sous leur joug, au nom de l'amitié et des saintes alliances. ”
