Résumé

De Bonaparte et de sa mort , par M. Adolphe de J.… (1821)

La France était bien forte : car elle ne fut pas encore abattue. Un an après, ses aigles revinrent planer aux yeux des ennemis étonnés. Il n'y avait plus alors de calculs à faire; le destin du monde dépendait d'une grande partie d'écarté.
La Prusse vit avec joie une occasion de briser ses fers ; l'Autriche n'était pas fâchée de voir diminuer le crédit de son allié, puisque le sien en augmentait. Les bandes tumultueuses de la confédération ne voyaient, comme l'âne de la fable, qu'un bât de part ou d'autre, et attendaient l'issue pour saluer le plus fort.
Source : Gallica

De Bonaparte et de sa mort , par M. Adolphe de J.… (1821)

Il n'avait qu'un pouvoir éphémère; l'étranger, surpris de cette supériorité inattendue de la France, se courbait un instant pour se relever avec plus de force, si la France se fût reposée. Il fallait alors anéantir l'Europe ou en être anéanti, parce que l'Europe ne nous craignait ni ne nous aimait assez pour nous laisser dans le calme.
Voulant donc prouver ou persuader au monde qu'il n'avait nullement besoin de repos, Bonaparte, consul à vie, tenta la conquête de Saint-Domingue. Ce fut pour le coup un tort d'autant plus grand que cela ne pouvait le conduire à rien
Source : Gallica

De Bonaparte et de sa mort , par M. Adolphe de J.… (1821)

Lorsqu'en 1815 il étonnait l'Europe et consternait la France, je fus un de ceux qui eurent la simplicité de vouloir marcher contre lui. Ses succès alors m'arrachèrent des larmes , et ma pitié ne peut se refuser maintenant à en répandre quelques-unes sur sa fin désastreuse.
Lorsque le plus grand coupable est entre les mains de la loi, lorsqu'il est hors d'état de nuire, lorsque enfin il subit sa peine , quiconque le poursuit est un lâche : à plus forte raison, lorsque le destin le frappe à jamais , doit-on éviter que la haine ou la vengeance ne franchissent la tombe.
Source : Gallica

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