Thomas-Witlam Atkinson

Élements biographiques

Thomas-Witlam Atkinson Le Tour du monde

Par une belle nuit de septembre, la tranquille cité de Barnaoul fut arrachée en sursaut à son profond sommeil par le galop et les cris d’alarme d’une troupe de Cosaques des frontières, annonçant l’invasion du sol sibérien par un corps de nomades, qui, mettant tout à feu et à sang, se dirigeaient sur Barnaoul. Or, cette ville, grand dépôt des mines de l’Altaï, outre d’immenses valeurs de toute provenance, ne renfermait pas en ce moment, dans les caves de ses fonderies, moins de 68 millions de francs en lingots d’or et d’argent !
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Thomas-Witlam Atkinson Le Tour du monde

Rapide comme l’éclair, l’épée du génie, coupant les énormes rochers, ensevelit les profanes sous de pesantes masses. Le petit nombre de ceux qui assistaient de loin à la sanglante tragédie, s’enfuit pour en porter la nouvelle à la famille et à la tribu du sultan. Les femmes furent inconsolables et portèrent le deuil pendant de longues années. Enfin un esprit, appelé la Dame blanche, prit pitié de leur douleur et, grâce et son intercession, la tribu put enfin élever un tombeau dans la fatale vallée ou depuis jamais un Kirghis n’a osé mener paître ses troupeaux.
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Thomas-Witlam Atkinson Le Tour du monde

Le Kirghis que Sabeck m’avait donné pour guide à travers le désert était un homme d’une quarantaine d’années, à la force athlétique, à la figure bonne et intelligente. C’était lui qui accompagnait toujours le sultan dans ses voyages ; il connaissait toutes les routes, quelle que fût la direction : aussi, grâce à lui, je pus, sans encombre ou mésaventure, tracer un long itinéraire le long de la pente nord des Syan-Shans, et traverser le désert qui s’étend entre la base septentrionale du Bogda-Oöla et le bassin du Kessil-back-Noor.
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