Résumé

Portrait de Léon Brisse Léon Brisse Le calendrier gastronomique pour l’année 1867

Les braises sont une des parties les plus importantes de la cuisine ; cette manière de préparer les viandes en relève infiniment le goût, parce que, cuisant ainsi sans aucune évaporation, elles conservent tout leur sac et ne perdent rien de leur saveur. On en connaît de deux espèces ; voici la préparation de la braise ordinaire : elle se fait en fonçant une marmite avec des bardes de lard et des tranches de bœuf, de l’épaisseur d’un doigt, que l’on assaisonne avec des fines herbes, oignons, carottes, thym, laurier, poivre, sel, muscade et épices fines.
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Rien n’est succulent comme un gigot de mouton bien choisi et cuit à point à la broche ; mais, en général, rien n’est plus dur : c’est fâcheux, car un gigot rôti d’une tendreté parfaite est l’un des mets les plus excellents que la boucherie puisse offrir à l’alimentation ; il est sain, juteux et savoureux, préférable à tous ces ragoûts incendiaires qui trop souvent ne flattent le palais qu’aux dépens de la santé ; mais la tendreté d’un gigot dépend moins de l’art du cuisinier que de ses soins, de sa patience, et surtout du naturel de la bête.
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Sautés. — On fait des sautés avec toute espèce de volaille, de gibier et de poisson, mais les meilleurs se composent d’ailes et de filets de perdrix rouges, de bécasses, de mauviettes ou de filets de sole, de merlans, de darnes de saumon. Dans la saison des truffes, on en fait toujours entrer dans les sautés de volaille et de gibier, et c’est alors une des plus somptueuses entrées que l’on puisse offrir à notre sensualité gourmande.
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