Lardon

Définition et enjeux

A. Vallos,  Trésor poétique de l'enfance ou choix de distiques… (1867)

“ Vivent la guerre et les lardons! »
Advint qu'un jour, dans une souricière, Il découvrit, en battant le pays,
Morceau de lard des plus exquis. « Bon ! dit-il, tu viendras dans notre gibecière ! » Le trou lui fut pourtant suspect, et lui fit peur ; J'ai lu dans un fort bon auteur Qu'il fit alors quatre pas en arrière ;
Mais le lardon, comme un fatal aimant, le forçait, l'attirait à lui si doucement,
Qu'après bien des façons le pauvret s'en approche, Et, le flairant de près, y porte enfin les dents.., La bascule se décroche ,
Et, tombant, l'enferme dedans.
”
Source : Gallica

Rutebeuf,  Rutebeuf - Œuvres complètes

“ On trouve encore dans un petit recueil de Contes populaires, traditions, croyances superstitieuses, proverbes et dictons applicables à des villes de la Lorraine, recueillis par M. Richard, bibliothécaire de Remiremont, le proverbe suivant, rimé ou à peu près :
Château-Landon, petite ville mais de grand renom :
Personne n’y passe qui n’ait son lardon.
Du reste, la plupart du temps, au moyen âge, les villes comme les personnes avaient chacune un sobriquet. C’est ainsi qu’on disait : les moqueors de Dijon, li buveors d’Aucerre, li jureors de Baiex, li larron de Mascon, etc.
”
Source : Wikisource

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