Rutebeuf

Élements biographiques

Rutebeuf,  Le dit de l'herberie

“ Pour guérir de la maladie des vers, la meilleure herbe qui soit dans les quatre parties du monde — vous la voyez de vos yeux, vous la foulez de vos pieds —, c’est l’armoise. Les femmes s’en ceignent la nuit de la Saint-Jean et s’en font des couronnes pour leur tête, et elles disent qu’ainsi ni la goutte ni les vertiges ne peuvent les prendre ni à la tête ni au bras ni au pied ni à la main. Mais je m’étonne que leur tête ne se brise pas et que leur corps ne se rompe pas par le milieu, tant cette herbe a en elle de puissance. ”
Source : Wikisource

Rutebeuf,  Rutebeuf - Œuvres complètes

“ Le fabliau d’Audigier commence par nous raconter la vie de Turgibus, seigneur de Cocuce et fils de Poitruce, qui épousa Rainberge dont il eut Audigier. Les exploits grotesques de ce héros, s’ils n’étaient pas entremêlés de récits dégoûtants et dont on n’oserait citer le moindre fragment, seraient assez curieux. Ainsi, lorsqu’il vint en France il fit tout de suite éclater sa valeur en perçant de sa lance une araignée. Un autre jour il traversa d’un coup de flèche l’aile d’un papillon, qui depuis ne put voler si ce n’est un peu. Quant à ceux d’Audigier, ils sont de la même force. ”
Source : Wikisource

Rutebeuf,  Rutebeuf - Œuvres complètes

“ Alors Elye, se retournant vers sa femme qui pleure : « Belle sœur, lui dit-il, qu’Aiol parte pour Orléans, la cité garnie. S’il arrive qu’il y ait là une bataille et qu’il s’y distingue, le roi Louis et la reine l’aimeront. » Avisse, par tendresse pour son fils, refuse. Elle dit qu’il est trop jeune, qu’il ne sait pas encore querre .i. ostel ni parler à un gentilhomme ; enfin qu’elle n’a rien à lui donner. — « Madame, reprend Aiol, que cela ne vous inquiète pas : si vous ne possédez aucun avoir, Dieu en a assez. — Bien, beau fils, dit Elye, vous partirez. » ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature