Résumé

Portrait de Alexandre Dumas Alexandre Dumas Grand dictionnaire de cuisine

Le chant du cygne est une locution qu’il faut accepter à cause de sa poésie, et non à cause de sa vérité ; ce qui a maintenu le cygne dans sa position de virtuose, c’est l’admirable rôle qu’il joue dans tout le Lohengrin ; mais au point de vue de la cuisine, tout cela n’aurait pas pu lui constituer une position, si la chair du jeune cygne, et surtout du cygne sauvage, n’était pas plus tendre et plus savoureuse que celle de nos meilleures palmipèdes ; on en fait des pâtés à la manière des pâtés d’Amiens.
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Ma coutume n’est pas de mettre le vin dans l’espagnole générale, attendu qu’on ne met point tout au vin, et qu’avec le vin elle peut s’aigrir du jour au lendemain, si tout n’est pas employé dans la journée, ce qui serait une perte ; l’habitude des cuisiniers encore est de ne point faire réduire les vins seuls, ce qui leur donne souvent un goût d’alambic, et fait évaporer route la partie spiritueuse ; conséquemment ils les font réduire avec la sauce à une demi-glace ou gros comme le pouce de glace, ou même davantage.
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La chair du faisan est peut-être la plus délicate et la plus sapide qui se puisse trouver ; on le sert rôti, cuit à la braise, en filet sauté, en escalopes et en salmis ; quand on l’apprête à la braise, on peut le servir sur une sauce aux truffes, à la Périgueux, sur un ragoût d’olives tournées ou sur une litière de choucroute. L’auteur de la Henriade a fait sur le faisan un poëme qui vaut mieux que son poëme sur le Béarnais.
Il n’a qu’un vers :
L’oiseau du Phase est un mets pour les dieux.
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