Résumé

Chatillon-Plessis La vie à table à la fin du XIXe siècle… (1894)

Quand on se défend de paraître gourmand , on ne mérite pas de l' être .
Or , voici Sarcey , un bon vivant , qui n' a pas le courage de son estomac . Il dit :
– Peuh ! la cuisine m' est indifférente .
Et il ne mange que ce qui est excellemment préparé .
Ses goûts sont très simples .
Vous savez , ces bons plats de nos pères , ces ragoûts à la bonne franquette , ces mets point recherchés , mais bien à point , ce sont ceux-là qu' il préfère , qu' il réclame , qu' il exige .
Il ne fait pas un dieu de son ventre , non .
Mais il adore les truffes et le foie gras ... comme tout le monde !
Source : Gallica

Chatillon-Plessis La vie à table à la fin du XIXe siècle… (1894)

La saveur aigrelette et fine de la tomate a le don de relever le plat le plus modeste en le rendant appétissant .
Avec un peu de mie de pain , de la chair à saucisses , rehaussée de persil , ciboule , estragon hachés , aiguisée d' une pointe d' ail , la tomate , troquant son ventre de pépins contre une farce habile , devient un entremets fort appréciable ; c' est la façon la plus commune , et aussi la plus exquise , de la présenter .
Source : Gallica

Chatillon-Plessis La vie à table à la fin du XIXe siècle… (1894)

Après le potage et le rôti , bien des équivoques seraient déjà dissipées . Il n' est de tel qu' un repas en commun pour apprendre à se connaître et à s' apprécier .
Puis , les vins aidant , et les sorbets ayant rompu la glace , on arriverait doucement au dessert . Là , entre le pain et le fromage , tous ces augures se regarderaient
regarderaient en riant , peut-être ! Et les plus aimables traités seraient élaborés , convenus et signés dès avant le café , pour le plus grand bonheur des peuples !
Le dîner du roi , d' après une estampe du XVII e siècle .
Source : Gallica

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