Auguste Escoffier

Auguste Escoffier

Résumé

Portrait de Auguste Escoffier Auguste Escoffier Le guide culinaire (1903)

Une bonne sauce, si on en croit le proverbe, peut faire passer un poisson douteux ; mais un jus, si soigné soit-il, n'a jamais pu faire accepter un rôti incomplètement cuit ou desséché. Toute la théorie des Rôtis pourrait donc se résumer en ceci : « De l'expérience, des soins... et un peu de vocation. »
Il est presque impossible de fixer d'une façon mathématique le temps de cuisson des rôtis, parce qu'il y a lieu de tenir compte de la nature de la pièce, de son volume et de sa qualité : toutes choses que, seule, peut indiquer l'expérience.
Source : Gallica

Portrait de Auguste Escoffier Auguste Escoffier Le guide culinaire

La quantité de sucre à employer se règle en raison de la nature du fruit et selon qu’il est plus ou moins sucré ; cependant, pour tous les fruits ou jus de fruits acides, la quantité de sucre doit être maintenue à poids pour poids, ou à peu près.
Si on met trop de sucre on atténue l’arôme du fruit et il en résulte la cristallisation au bout de peu de temps ; si on en met trop peu, la cuisson doit être poussée plus loin pour atteindre le degré voulu, et c’est encore la destruction de l’arôme du fruit par une évaporation trop prolongée.
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Portrait de Auguste Escoffier Auguste Escoffier Le guide culinaire

La cuisine moderne a posé cette règle formelle et rationnelle, que l’harmonie soit assurée entre les viandes et leurs sauces.
Ainsi, un gibier doit être servi avec des sauces ou fonds de gibier, et non des fonds de viandes de boucherie. Ce fonds est moins corsé, il est vrai, mais la saveur originelle et réelle est intégralement conservée. Il en est de même pour l’apprêt du poisson, lequel, aux sauces neutres par lesquelles il est généralement traité, exige impérieusement l’addition des fumets qui donnent à toute préparation sa saveur sui generis.
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