Nid d'hirondelle

Définition et enjeux

V. O. Promenades d'un naturaliste (8e édition revue et corrigée… (1848)

L'hirondelle , dans ses chasses aériennes, ne me paraît pas suivre la même méthode en s'emparant des mouches, dont elle se nourrit comme la bergeronnette. On entend le petit bruit de son bec lorsqu'elle attrape un insecte, et on admire l'instinct qui la détourne, même dans son vol le plus rapide, de se saisir d'une guêpe ou d'une abeille. Les hirondelles sont infatigables à procurer la nourriture à leurs petits; mais si un accident quelconque fait tomber par terre le nid où ils sont déposés, les père et mère ne s'en occupent plus et les abandonnent à leur malheureux destin
Source : Gallica

Robert de Nervo Les confidences d'une hirondelle… (1883)

Dans ce nid donc, les chères hirondelles
nichent depuis longues années et à chaque printemps, elles reviennent y faire de nouvelles couvées — elles sont des amies, elles savent qui vous êtes, devinent quand vous arrivez, vous reconnaissent, et, le lendemain de cette arrivée, on n'est point étonné de voir à votre vitre cette gentille hirondelle pousser des cris de joie, frapper de son petit bec le carreau, étendre ses ailes et frapper et frapper encore jusqu'à ce que vous ayez ouvert.
Source : Gallica

Portrait de Félix Le Dantec Félix Le Dantec Traité de biologie (1903)

Ainsi, une hirondelle n'a pas besoin d'étudier ni de réfléchir pour construire son nid; elle le fait tout naturellement et sans l'avoir jamais appris. Les hirondelles d'aujourd'hui ne font pas mieux leur nid que celles d'autrefois; elles travaillent sans pouvoir s'en empêcher, sans prévoyance et sans intelligence.
Source : Gallica

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