Édouard Conte, Espagne et Provence, impressions (1895)
“ Il découvre de la poésie dans n'importe quelle expression un peu délicate de sentiment. Le style n'est pas son cauchemar et il ne chicane pas là-dessus. Peut-être, en provençal, le style est-il chose secondaire. Le style, c'est encore un tourment inconnu de ces heureux écrivains de Provence que les idées abstraites ne tracassent pas non plus. Il leur reste de rendre les choses et les sentiments visibles, palpables, au moyen d'images. Voilà le vrai, le grand don de Mistral. « La nature se roule dans les bras de l'été. — Le Rhône court impatient d'embrasser la Durance, sa maîtresse débraillée. » ”
