Charles d' Eternod

Élements biographiques

Charles d' Eternod,  Le pèlerin illuminé (poèmes) (1924)

“ Je sens régner en moi le paisible équilibre Où s'anime la joie et fleurit la santé ; L'harmonieux accord qui s'étend et qui vibre Dans l'azur palpitant de ce beau jour d'été Réveille dans mon âme une secrète lyre Dont les cordes de chair scandent le chant joyeux ; Je suis heureux de n'être en cet instant de rêve Que l'atome qu'un monde entraîne au fond des cieux ; Je pressens un espoir continu qui s'élève.
Ordre de l'univers, c'est toi le tout-puissant,
Et c'est toi que ce lac et ce ciel glorifient !
C'est à toi qu'obéit le rythme de mon sang !
”
Source : Gallica

Charles d' Eternod,  Le pèlerin illuminé (poèmes) (1924)

“ Toi qui me fis croire à demain, Et qui pourtant restas lointaine Malgré l'abandon de tes mains, Sais-tu combien j'en eus de peine ?
EN FACE DE LA MORT
XL IX
OUBLI, paresse et lassitude Sèment leurs cendres sur mon front, Ne s'inclinant plus sur l'étude Et ne bravant plus les affronts.
Le temps clair n'est plus des croyances, Des révoltes et des combats,
Lorsque la foi forçait la chance En faveur d'un apostolat.
A quoi bon l'avenir, le rêve,
L'élan, l'espoir et le projet,
Puisque nul amour ne soulève Toute ma vie en un seul jet.
”
Source : Gallica

Charles d' Eternod,  Calanques : poèmes (1933)

“ La mort s'en vient vers le poète, Comme un voilier qui rentre au port !
IV
Sous les efforts du vent Les vitres craquent, plient, Une enseigne souvent Dehors geint et supplie.
Mais on m'apporte un bock Et mon plat de choucroute; (Quelqu'un parle de troc) Je rêve, et l'eau glougloute ;
Je songe aux poivrons verts Mêlés aux piments rouges, Aux melons entr'ouverts, Aux langoustes qui bougent,
Aux épis de millet,
Au velours des amandes, Aux corbeilles d'œillets, Aux sachets de lavande;
Entre les troncs des pins Qui dominent la plage,
Je vois à son déclin
Un beau soir sans nuage.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature