Jean Mariel

Élements biographiques

Jean Mariel Pierre Loti

Et même aux instants où Loti se sent le plus près de son amante, il souffre de songer que nul amour n’est durable : « un temps viendra où de tout ce rêve d’amour rien ne restera plus, où tout sera englouti avec nous-mêmes dans la nuit profonde ; où tout ce qui était nous aura disparu, tout jusqu’à nos noms gravés sur la pierre... » Plus encore peut-être que la mort. Loti appréhende l’oubli ; il songe à d’autres rêves d’amour dont Azyadé n’était point l’objet et qui eux aussi l’avaient profondément troublé.
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Jean Mariel Pierre Loti

Il y a dans La Galilée plus de poésie que dans Jérusalem et presque plus de foi. Bien des pages évoquant le souvenir du Christ prêchant sur les bords du lac de Génésareth seraient à citer tout entières. Mais, somme toute, ce n’est pas avec l’ivresse de la vérité reconquise que Loti achève son pèlerinage ; il rentre dans le courant du siècle frissonnant à l’entrevision « des lugubres avenirs, des âges noirs qui sont commencés après la mort des grands rêves célestes, des démocraties tyranniques et effroyables, où les désolés ne sauront même plus ce que c’était que la prière. »
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Jean Mariel Pierre Loti

Le Livre de la Pitié et de la Mort (1891) ne saurait plaire à ceux qui n’apprécient en Lot qu’un voyageur sachant voir et décrire. Il n’y a en effet dans ce volume que des rêves, de délicates et furtives impressions suggérées par des chattes, par un oiseau blessé que perd un vieux forçat et aussi des pages attendries sur les petits malades de Pen Bron, sur les Pêcheurs d’Islande, sur la mort de sa tante. Loti, en ces pages, a mis le meilleur de son âme émue douloureusement par toutes les détresses humaines et pour qui la vertu suprême reste la Pitié.
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