Jean Mariel

Résumé

Jean Mariel Pierre Loti

Et même aux instants où Loti se sent le plus près de son amante, il souffre de songer que nul amour n’est durable : « un temps viendra où de tout ce rêve d’amour rien ne restera plus, où tout sera englouti avec nous-mêmes dans la nuit profonde ; où tout ce qui était nous aura disparu, tout jusqu’à nos noms gravés sur la pierre... » Plus encore peut-être que la mort. Loti appréhende l’oubli ; il songe à d’autres rêves d’amour dont Azyadé n’était point l’objet et qui eux aussi l’avaient profondément troublé.
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Jean Mariel Pierre Loti

Il y a dans La Galilée plus de poésie que dans Jérusalem et presque plus de foi. Bien des pages évoquant le souvenir du Christ prêchant sur les bords du lac de Génésareth seraient à citer tout entières. Mais, somme toute, ce n’est pas avec l’ivresse de la vérité reconquise que Loti achève son pèlerinage ; il rentre dans le courant du siècle frissonnant à l’entrevision « des lugubres avenirs, des âges noirs qui sont commencés après la mort des grands rêves célestes, des démocraties tyranniques et effroyables, où les désolés ne sauront même plus ce que c’était que la prière. »
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Jean Mariel Pierre Loti

Les jeunes de talent ne sont pas tous eux-mêmes des inconnus pour Loti. Il fut le premier à proclamer le talent de Claude Farrère, qui, n’étant pas encore l’auteur des Civilisés, vécut un an à son bord sans lui avouer qu’il se livrait lui aussi à la littérature. Quoique prosateur convaincu, Loti plus qu’aucun critique admire les strophes panthéistes de la comtesse de Noailles qu’il se rappelle avoir rencontrée toute enfant sur un bateau de Constantinople, et dont l’œuvre comme la sienne est avant tout une véhémente protestation contre la vieillesse et la mort.
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