Robert de Traz,
Pierre Loti
(1948)
“ Sa mémoire, infaillible et obsédante, en lui restituant le passé, l'empoisonne de regrets et de nostalgies, lui présente l'écoulement irrésistible des jours, lui rappelle l'évidence de la décrépitude et de la mort. Ce qu'il aime, ce qu'il est glisse à chaque seconde au néant. Vieillir fait horreur à cet homme passionnément épris de jeunesse et de beauté physique. « Et puis je songe avec une terreur suprême au moment où viendra la vieillesse et où l'on ne m'aimera plus. » Loti est un être de désir et d'exaltation, égoïste et insatiable, à la recherche de proies pour s'assouvir. ”
