Maurice Spronck,
Jacques Bernys
(1892)
“ Après tout et en vérité, la folie valait-elle la peine d'être faite? En valait-elle la peine?... Le travail de ma pensée s'arrêta une minute sur cette interrogation grosse d'amertume. J'en savais assez la réponse; néanmoins je reculais à la formuler. Mes arguments de judicieuse sagesse n'avaient probablement qu'à moitié convaincu mon âme ; des désirs inassouvis, des rèveries confuses, d'anciens regrets mal éteints me remontaient au cerveau. Peu à peu, un revirement s'opérait en mon esprit; une ardeur subite, mêlée de dépit et de colère, accélérait dans mes veines l'afflux tumultueux du sang. ”
