Maurice Spronck

Maurice Spronck

Résumé

Portrait de Maurice Spronck Maurice Spronck,  Jacques Bernys (1892)

“ Après tout et en vérité, la folie valait-elle la peine d'être faite?
En valait-elle la peine?... Le travail de ma pensée s'arrêta une minute sur cette interrogation grosse d'amertume. J'en savais assez la réponse; néanmoins je reculais à la formuler.
Mes arguments de judicieuse sagesse n'avaient probablement qu'à moitié convaincu mon âme ; des désirs inassouvis, des rèveries confuses, d'anciens regrets mal éteints me remontaient au cerveau. Peu à peu, un revirement s'opérait en mon esprit; une ardeur subite, mêlée de dépit et de colère, accélérait dans mes veines l'afflux tumultueux du sang.
”
Source : Gallica

Portrait de Maurice Spronck Maurice Spronck,  Jacques Bernys (1892)

“ Maintenant mon cœur paraissait bien guéri; je l'avais cuirassé d'indifférence; si je songeais à mademoiselle Darnoy, je ne voyais plus en mon amour qu'une circonstance accidentelle et douloureuse de mon histoire sentimentale ; je commençais à devenir, en face de toutes choses, l'amateur sceptique, dégagé, érudit et égoïste que je fus plus tard.
Avant de m'arrêter pourtant à cette suprême et mortelle étape, — où j'ai fini par goûter l'illusion du repos, — une dernière catastrophe m'était réservée; dernière secousse de la vie intérieure qui ne voulait pas s'éteindre dans mon âme.
”
Source : Gallica

Portrait de Maurice Spronck Maurice Spronck,  Jacques Bernys (1892)

“ Au moment où je me tus, Gilberte inclina la tète sur sa poitrine, sans un mot, sans un soupir : elle semblait ne vouloir point répondre. Alors j'éprouvai la sensation qu'elle pleurait, et, approchant ma main de son visage immobile, je la retirai mouillée de larmes.
... J'enlaçai la taille de la jeune femme; je l'attirai vers moi; je redressai son front courbé, de manière à voir ses yeux dans l'ombre. Un frisson fit tressaillir son corps; mais elle ne résistait pas à mon étreinte. Durant quelques secondes, tandis que se mêlaient nos souffles, nous nous regardâmes en silence.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature