Résumé

Portrait de Ernest Daudet Ernest Daudet Mon frère et moi; souvenirs d'enfance et de jeunesse

L'école moderne a modifié, transformé le procédé; elle le modifiera, le transformera plus encore, et cette révolution pacifique aura été déterminée par la transformation du roman, qui s'est opérée elle-même sous l'empire du goût public. Car, c'est là ce que ne doivent pas oublier ceux d'entre nous qui ont quelque souci de ne pas sombrer dans l'indifférence générale, ce que la génération contemporaine demande aux artistes, c'est la réalité, c'est la vie. Le roman pour lui-même, c'est-à-dire la fiction, est mort, bien mort.
Source : Gutenberg

Portrait de Ernest Daudet Ernest Daudet Mon frère et moi; souvenirs d'enfance et de jeunesse (1882)

Mon frère y a connu les « ratés » décrits dans Jack. Personne n'a dit et ne dira comme lui ce qu'il y avait d'impuissance, de jalousie, d'étroitesse de vues, d'inconsciente perversité parmi ces pauvres diables que la paresse a vaincus sans combat. Qu'il ait passé au milieu d'eux sans rien perdre de son talent, sans y laisser la fleur de sa jeunesse, la fraîcheur de son esprit, la droiture de son coeur, cela tient du prodige, je l'ai déjà dit, surtout si l'on songe qu'il avait vingt ans.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Daudet Ernest Daudet Mon frère et moi; souvenirs d'enfance et de jeunesse (1882)

Le souvenir de « l'oncle l'abbé » protégeait mon frère ; on le garda. C'est ainsi qu'il commença à gagner son pain, pain bien amer, souvent trempé de larmes d'humiliation et de colère.
En des pages devenues populaires, il a raconté ses cuisantes douleurs. Ouvrez le Petit Chose. Le Petit Chose, c'est lui ; Sarlande, c'est Alais; et dans toute cette partie de son roman, où son imagination a incrusté des perles fines sur un fond de vérité, il n'a eu qu'à se rappeler la lointaine réalité pour parer son récit d'une émotion sincère et forte.
Source : Gallica

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