Résumé

Saint François de Sales au collége… (1844)

Est-il quelqu'un qui, dans ses poursuites historiques, ne se soit arrêté à méditer en silence sur ce XVIe siècle si orageux, si remuant, si gros d'événements et qui a porté en germe, dans ses flancs, toute notre société moderne, religieuse, politique et littéraire.Pour moi, chaque fois que j'y reviens par la pensée, je me retrouve constamment en présence de deux figures immenses, dans lesquelles tout est contradictoire, génie, talent, influence, destinée; je veux parler de Calvin et de saint François de Sales.
Source : Gallica

Saint François de Sales au collége… (1844)

Il possédait à fond la théologie positive, et la théologie scolastique. Il s'était formé à la controverse, il avait vu les. chefs-d'oeuvre des arts en France et en Italie ; Génébrard, Maldonat, Pancirole, Possevin, avaient souillé dans son sein l'ardeur du savoir. Il parlait avec une douceur insinuante, et avec cette aisance qui fait le caractère de l'éloquence naturelle ; il jouissait du talent d'observation à un degré, où, à ne consulter que la moindre de ses pages, il n'a peut-être jamais connu de rivaux. Quelle éducation, grand Dieu!
Source : Gallica

Saint François de Sales au collége… (1844)

Qu'est-ce en effet que l'originalité , si ce n'est en grande partie, le droit de création exercé par le talent sur le langage, et une sorte d'assimilation des signes généraux de la pensée à l'individualité propre de l'écrivain ; toujours sans doute avec le respect dû à certaines formes établies? Or, qu'eût pu François de Sales avec tout son génie individuel sur les éléments raides et immuables d'une langue morte, espèce d'ossements vénérables, j'en conviens, mais inflexibles à la domination du talent.
Source : Gallica

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