Résumé

Études biographiques sur saint François de Sales (1860)

Ses actes furent d'un prêtre plus que d'un catholique, et d'un catholique plus que d'un chrétien. La prêtrise, comme profession et comme parti, fut ce en quoi il excella, et de là sa canonisation facile et anticipée de quelques années sur les usages de la cour de Rome. Faire des sacrements et par ce moyen faire des catholiques destinés au purgatoire et point à l'enfer, telle est la tradition romaine, ancrée pour lui sur d'ineffaçables impressions d'enfance. Ses actes et ses écrits sont autant de fleurs et de devises dont il ne cessa d'orner cette doctrine centrale.
Source : Gallica

Études biographiques sur saint François de Sales (1860)

Le tact délicat de François de Sales le porta à délaisser la première méthode, dont il ne faisait guère usage qu'en s'adressant à de vrais catholiques, dans la vue d'augmenter leur aversion pour l'hérésie ; et il se lança dans la seconde voie, où des qualités personnelles bien rares à rencontrer peuvent seules faire espérer quelque succès. Il croyait à l'efficacité d'une polémique dans laquelle il dirait à ses adversaires qu'un accord intime quoique méconnu existait entre eux et lui, entre leurs croyances protestantes et celles d'une mère Eglise calomniée.
Source : Gallica

Études biographiques sur saint François de Sales (1860)

Le côté saillant de toute l'affaire, c'est que François de Sales se conduisit comme ignorant entièrement cette vérité : que la meilleure pierre de touche pour juger la délicatesse, l'honneur et la conscience d'un homme, ce sont les affaires de coeur, par la raison que l'enjeu est là le plus grand, — soi-même, et que ceux qui trichent dans une partie de ce genre sont de grands tricheurs.
Source : Gallica

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