Charles-Auguste de Sales

Résumé

Charles-Auguste de Sales Vie de saint François de Sales… (1890)

Or il arriva qu'une goutte de cette sueur tomba de son front sur le linge sacré, et se mêla ainsi avec les très précieuses sueurs du Rédempteur du monde, Notre-Seigneur JÉSUS-CHRIST. A cette vue, dans la tendresse de sa dévotion, il formula ce souhait : « Souffrez, ô Sauveur de ma vie, que je mêle mes indignes sueurs avec les vôtres, et mon sang avec votre sang, puisque vous n'en avez répandu que pour les mêler avec les nôtres, afin de leur donner le prix de la vie éternelle. »
Le vingt-cinq mai, il était de retour à Annecy : c'était la veille de la Pentecôte.
Source : Gallica

Charles-Auguste de Sales Vie de saint François de Sales… (1890)

Roland tenait la tête, suivi du peuple catholique; le serviteur de Dieu venait tout le dernier; mais il se trouva bientôt au milieu, par le grand nombre de personnes qui se joignirent à lui dans les rues. Il mena ainsi cette procession à cinq grandes lieues, par des chemins boueux et rompus, et un temps assez incommode, en chantant perpétuellement, tantôt des litanies, tantôt des hymnes et des psaumes.
A peine était-il arrivé à Annemasse qu'on lui apporta la nouvelle que ses enfants, les pénitents de la Sainte-Croix d'Annecy, n'étaient pas loin.
Source : Gallica

Charles-Auguste de Sales Vie de saint François de Sales… (1890)

Cependant le roi de France, Henri le Grand, avait appris le grand fruit que l'évêque de Genève avait fait à Dijon par ses prédications, et celui qu'il faisait tous les jours dans son diocèse, et il désirait vivement l'attirer et le fixer dans son royaume. Il dit un jour publiquement qu'il portait envie à son cousin le duc de Savoie, de ce qu'il avait en ses états un prélat de tant de mérite. Ayant su qu'il n'avait à Genève que mille écus d'or de revenu annuel : « Un si pauvre évêché, dit-il, n'est pas digne d'un si grand prélat. »
Source : Gallica

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