Résumé

Delorme Saint-François de Sales peint par les dames de la Visitation… (1840)

D'autre part, il n'osait pas donner des marques publiques de son amertume contre notre prévôt, après l'avoir si hautement honoré de son approbation. Le sage François voyait bien que son évêque n'était plus le même à son égard, et comprenait tout le crédit que la calomnie avait acquis sur son esprit. D'autre part, il sentait son innocence. Il résolut devant Dieu de digérer en paix l'amertume de coeur qu'il éprouvait, et de continuer ses fonctions ordinaires avec le même zèle et la même assiduité, sans rien rabattre du respect et de la déférence qu'il avait toujours eus pour son prélat.
Source : Gallica

Delorme Saint-François de Sales peint par les dames de la Visitation… (1840)

Comme il fallait passer à la porte de Genève, la crainte des hérétiques faisait que personne n'osait marcher en tête et porter la croix. Cette crainte était d'autant plus fondée, que les jours précédents les Genevois avaient troublé les préparatifs de la cérémonie en sortant de leur ville au son du tambour, et en venant insulter et menacer les catholiques ; aussi les serviteurs mêmes de notre Saint refusèrent de porter la croix : alors il la prit lui-même, et après l'avoir vénérée, il se mit à la tête de la procession entonnant les hymnes sacrées
Source : Gallica

Delorme Saint-François de Sales peint par les dames de la Visitation… (1840)

Saint François de Sales avait coutume de dire qu'il aimait mieux les âmes avec plus d'humilité et moins d'autres vertus, qu'avec d'autres vertus et moins d'humilité. La personne dont on vient de parler , n'a pas été la seule à qui notre saint fondateur a rendu de pareils secours dans de semblables occasions ; car sa charité était le refuge des pauvres pécheurs qui se manifestaient à lui dans leurs nécessités ; il les recevait avec tant de douceur, que souvent on lui en faisait des reproches, parce qu'on pensait qu'il y avait du danger dans son excessif support.
Source : Gallica

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