Résumé

Jacques Marsollier Vie de St François de Sales : évêque et prince de Genève… (1841)

La patience, selon le pieux évêque, nous fait aimer les maux que Dieu nous envoie; il n'y a que l'humilité qui nous puisse faire aimer l'abjection qui y est jointe.
Ce que le pieux prélat dit des maux, il le dit des vertus. Il y en a d'abjectes qui attirent le mépris ; il y on a d'honorables qui sont toujours accompagnées de l'estime des hommes. La patience, la douceur, la simplicité, l'humilité même, sont des vertus que le monde méprise : il estime la prudence, la générosité, la valeur.
Source : Gallica

Jacques Marsollier Vie de St François de Sales : évêque et prince de Genève… (1841)

Ce fut un bonheur extrême pour le pieux pontife d'être né dans son sein, dans un pays et dans un temps où les enfans de cette sainte mère s'efforçaient d'en sortir comme à l'envi, et où l'hérésie triomphante, après avoir inondé tant d'états et tant de royaumes, menaçait les pays catholiques d'un déluge universel. Cependant ce bonheur, tout grand qu'il est, cède à celui qu'a eu le saint évêque de n'être pas né seulement enfant de l'Eglise, mais encore d'avoir été choisi de Dieu pour en être, pour ainsi dire, et le père et l'appui.
Source : Gallica

Jacques Marsollier Vie de St François de Sales : évêque et prince de Genève… (1841)

De son ennemi étant devenu son admirateur, il voulut en donner des marques publiques : il se jeta à ses pieds, lui prit la main, la baisa, l'arrosa de larmes, et lui demanda sa bénédiction pour lui-même et pour le prince de Genevois son fils aîné. Comme on crut que le mal empêchait le prélat de faire attention à l'action du duc, on lui demanda s'il le reconnaissait; il répondit que c'était le duc de Nemours ; qu'il était né son vassal ; qu'il avait toujours été son serviteur, et qu'il priait Dieu de le bénir lui et toute son illustre maison : en disant ces paroles; il lui donna sa bénédiction.
Source : Gallica

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