Résumé

Portrait de André Hellé André Hellé Souvenirs d'un petit garçon 1871-1883 (1942)

Je sais bien que Justine vient me chercher le dimanche ; je passe ce jour-là chez mes grands-parents, mais quand ils me parlent je ne les entends même pas; je ne fais que penser toute la journée qu'il faudra retourner au lycée le soir, retrouver le froid et l'odeur fade du dortoir. Alors je suis triste. Et même c'est plutôt au lycée que j'ai envie d'être gai, quand arrive la fin de la semaine, parce que je me dis : demain ou après-demain, je ne serai pas ici.
Source : Gallica

Portrait de André Hellé André Hellé Souvenirs d'un petit garçon 1871-1883 (1942)

Janvier 1879
Si je veux entrer à Saint-Cyr pour être officier, il faut que je travaille beaucoup.
C'est ma mère qui fait les dictées, qui me fait réciter mes leçons; comme elle est artiste peintre et qu'elle a exposé au Salon, elle m'apprend aussi le dessin, à faire des yeux, des nez, des bouches. Je n'aime pas ces dessins-là ; j'aime mieux ceux que je
fais avec Mademoiselle Mathilde qui me dit de dessiner ce que je vois.
Source : Gallica

Portrait de André Hellé André Hellé Souvenirs d'un petit garçon 1871-1883 (1942)

A Boissy, il fait froid, mais chez mes grands-parents j'ai toujours chaud, même en me couchant dans le lit que Justine me fait dans le salon.
Justine, c'est leur bonne depuis dix-sept ans, alors elle me tutoie et m'emmène avec elle faire les commissions dans la rue de Belleville.
Il y en a là des tas, de marchandes : celles qui vendent des légumes, celles qui vendent du poisson; elles crient toutes beaucoup; celle qui fait le plus de bruit, c'est la femme à la voix pointue, qui n'a pas de voiture et vend devant la porte de la maison des pigeons à seize sous.
Source : Gallica

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