Résumé

Charles Perron Notes biographiques sur notre famille (1884)

Oui, il se trouvait à Pontarlier des misérables qui enviaient le bonheur intérieur de cette famille si éprouvée, si laborieuse et si inoffensive. Que pouvait-on lui envier cependant, si ce n'est son esprit d'union, sa vie de travail, ses goûts modestes et ses habitudes de simplicité ?
On ne pouvait guère lui envier que cela.
Sous la République, la pauvre grand'mère avait eu beau coudre des cocardes tricolores au bonnet de ses enfants, on accusait les Brocard d'avoir des sentiments royalistes ; sous la Restauration, on les dénonça comme suspects et entachés de libéralisme.
Source : Gallica

Charles Perron Notes biographiques sur notre famille (1884)

Je prétends en effet que la santé morale n'est qu'un des facteurs de la santé générale, et que les familles malsaines au physique risquent fort de l'être autrement, en vertu de ce que nous appelons en médecine la loi des transformations morbides.
Qu'est-ce que ces transformations morbides ?
C'est qu'un scrofuleux ou un phtisique est susceptible d'engendrer autre chose que la phtisie ou la scrofule ; c'est qu'un alcoolique, qui donne naissance à des épileptiques, peut donner pareillement naissance à des vicieux de caractère, à des rachitiques et à des fous.
Source : Gallica

Charles Perron Notes biographiques sur notre famille (1884)

Ma grand'mère était morte en lui laissant quatre ou cinq orphelins en bas âge. C'était une femme douce, soumise; dévouée à son mari et à ses enfants. Pour ne pas faire ostentation de son deuil, comme tant d'autres, il n'en parlait jamais. Il se bornait à faire prier chaque soir pour le repos de son âme.
Son fils aîné, mon oncle Alexandre, qu'il aimait tendrement, était mort à Pesmes où il faisait ses études ; ce fut un grand chagrin pour la famille. Mon grand-père évitait de tenir la conversation sûr ce sujet.
Source : Gallica

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