Paul Chantecaille

Résumé

Paul Chantecaille Regard sur le passé. (Souvenirs… (1930)

J'ajouterai tout de suite que Biarritz n'a pas à regretter aujourd'hui de n'être point une ville d'hiver. Les villes d'hiver, en effet, la guerre leur a porté un coup terrible. Et la meilleure preuve en est que toutes les villes du littoral méditerranéen cherchent maintenant à parer la crise en devenant, à leur tour, « des villes d'été ». Car non seulement ces dernières n'ont pas eu à souffrir de la guerre, mais elles y ont même gagné. Et cela du fait que, depuis la guerre, tout le monde prend des vacances l'été, du plus petit au plus grand, et du très riche à celui qui ne l'est pas du tout.
Source : Gallica

Paul Chantecaille Regard sur le passé. (Souvenirs… (1930)

Me Claude habitait, près la Trinité, une jolie maison en forme d'hôtel particulier, avec, dans le fond, un vaste jardin qui devenait, en été, une véritable oasis de fraîcheur et de verdure.
Je dînais et déjeunais chez lui assez souvent. Précisément un soir où j'étais invité, notre confrère, Me Vincent, y dînait aussi. Au moment où les convives allaient s'asseoir, le maître de maison, avec ce fin sourire que lui connaissaient tous ses amis, dit à sa femme, en désignant Vincent et moi-même : « Ma chère amie, tu vas dîner, ce soir, entre le Petit Chapeau et I Œillet Blanc. »
Source : Gallica

Paul Chantecaille Regard sur le passé. (Souvenirs… (1930)

Il est beaucoup mieux à sa place au volant de son avion ou de son auto qu'assis sur un banc quelconque du Palais-Bourbon, au milieu des miasmes malsains qu'on y respire...
Il existe depuis la guerre deux curiosités inconnues auparavant et qu'il ne faut point négliger de voir : c'est le bain de midi à la nouvelle Plage des Basques et, le soir, au Bellevue, les vingt-cinq tables de jeux.
Source : Gallica

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