André Surville, Le roman d'une créole (1878)
“ Ils ne se demandent pas si le jour de la désillusion viendra, ils ne veulent point le savoir, et se laissent aller, dans leur folle ivresse, à tous les sacrifices, même à celui du bonheur doux et pur, qu'ils eussent trouvé au foyer honnête d'une union mieux assortie ! M. Anget, qui semblait toujours devoir être vaincu dans sa lutte avec la fée Mélusine, était parti, l'âme assombrie par les plus noirs pressentiments. Il y avait longtemps qu'il n'avait pas vu le père de René, il allait le retrouver dans les circonstances les plus pénibles, et son cœur loyal en était douloureusement affecté. ”
