Alphonse Daudet,
Fromont jeune et Risler aîné
(1874)
“ FROMONT JEUNE ET RISLER AINE. 95 les plus candides, l'ignorance profonde du mal s'éclaire de visions subites d'une étonnante lucidité. De temps en temps, à la suite d'une causerie un peu longue, d'une de ces rencontres imprévues où les visages pris au dépourvu laissent bien voir leurs pensées vraies, madame Fromont réfléchissait sérieusement à cette singulière petite Sidonie; mais la vie était là, active, pressante, avec son enveloppement d'affections, de préoccupations, et ne lui donnait pas le temps de s'arrêter à ces minuties. ”
