Résumé

Garin le Loherain : chanson de geste composée au XIIe siècle (1862)

Begon met à s'armer la plus grande hâte : on lui lace ses plus belles chauces, on attache les éperons d'or à ses talons. Il endosse le haubert et pose le heaume rayonnant; Béatris lui ceint elle-même la lame si bien trempée de Froberge à la poignée d'or. « Sire, » dit-elle, « le dieu « qui fut mis en croix éloigne de vous le péril, et vous « défende de mort! » Begon la remercie, la regarde d'un œil attendri et la serre dans ses bras. Elle relevoit à peine du petit damoisel Gerin : « Ah! pour Dieu, dame, » lui ditil, « ne pensez qu'à mon fils ! »
Source : Gallica

Garin le Loherain : chanson de geste composée au XIIe siècle (1862)

Quatorze bras se lèvent alors sur le noble et vaillant fils du duc Hervis de Metz. Ils ne s'humilient pas devant sa grande prouesse : le haubert treillisé du héros cède à l'ardeur de l'acier des glaives; quatre épieux s'ouvrent un chemin dans sa poitrine et ne lui laissent qu'un souffle de vie à peine sensible. Hélas! c'étoit le seigneur-lige de tous ceux qui le frappèrent; tous, hommes de Guillaume ou de l'évêque Lancelin, lui avoient juré féauté; Garin tomba au milieu d'eux, comme le chêne au milieu du bois menu.
Source : Gallica

Garin le Loherain : chanson de geste composée au XIIe siècle (1862)

La rencontre fut des plus meurtrières : la terre se couvrit en un instant de lances dépécées, d'écus brisés; les chevaliers tomboient les uns sur les autres : au milieu des cris multipliés, le comte Fromont s'arrêtant devant Garin : « Par Dieu, Loherain, » lui dit-il, « il vous faut mourir ; l'heure est venue de venger la mort « de mon cher frère Guillaume, que vous avez guetté et « tué sous Moritlhéry. » Garin frémissant de colère pique son cheval de l'éperon d'or, couvre sa poitrine de l'écu, brandit la hante de l'épieu et va frapper son puissant ennemi.
Source : Gallica

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