Résumé

Guillaume d'Orange , le marquis au court nez… (1867)

Je suis votre neveu Girard, le fils de Beuves de Commarchis.
A ce mot Guillaume se jeta à son cou. Bertrand lui ôta son heaume et Guibor lui détacha sa pesante épée. Le comte Guillaume lui-même l'aida à dépouiller son haubert, et il vit que son sang coulait de plusieurs blessures.
— Au nom de Dieu, dit-il, beau neveu, dites-moi la vérité, qu'avez-vous à dire de Vivian?
— Je vous dirai la vérité. Vivian est au pouvoir des Sarrasins; si Dieu ne lui vient en aide, vous ne le reverrez plus jamais. Lui et les siens ne peuvent tenir tête en l'Archant aux forces bien supérieures de l'ennemi.
Source : Gallica

Guillaume d'Orange , le marquis au court nez… (1867)

Quand Guillaume vit tomber Pharaon, il s'en réjouit; cependant il dit :
— Seigneur du paradis ! nous n'en serons pas moins livrés à la mort.
— N'aie pas peur, mon oncle, répartit Guibelin, tu n'es pas sans amis dans ce palais.
— Us sont en petit nombre, dit Guillaume.
Le jeune Guibelin regarda autour de soi: il remarqua une grande hache qui pendait à un pilier, et la saisissant à deux mains, il en frappa un païen de Barbarie et le pourfendit jusqu'à la poitrine.
Plein de rage, Arragon cria:
— Saisissez-le, Sarrasins! Par Mahomet! ils s'en trouveront mal; jetez-les moi dans le Rhône.
Source : Gallica

Guillaume d'Orange , le marquis au court nez… (1867)

Il me semble bien grand sur son cheval ; et il dit qu'il est Guillaume au court nez. Venez, pour Dieu! madame, et jugez par vous-même.
Guibor, à ces paroles, pâlît. Elle descendit du palais seigneurial et alla se placer aux créneaux. Ayant jeté un coup d'oeil au-delà du fossé, elle dit à Guillaume:
Vassal, que veux-tu? Le comte répondit:
— Dame, ouvrez-moi vite la porte et baissez le pont, car Bauduc et Desramé me suivent de près, avec vingt mille païens, le casque en tête. S'ils mettent la main sur moi, je suis un homme mort. Noble comtesse, pour Dieu ! ouvrez vite la porte, hâtez-vous.
Source : Gallica

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