Anonyme, Guillaume d’Orange, le marquis au court nez
“ Un jour ils se trouvaient devant la grande salle dans la cour du château de Narbonne : ils entouraient Bernard, l’aîné, qui tenait sur son poing un jeune faucon, auquel il faisait grosse gorge avec une aile de poulet. En ce moment le noble comte Aymeric sortit de la chapelle, où il venait d’entendre la messe, avec la belle Hermengard de Pavie, son épouse : il était accompagné de quatre-vingts chevaliers portant de riches fourrures de martre et des pelisses d’hermine. Quand il vit ses enfants si beaux et si preux, son cœur s’en réjouit ; car il les aimait bien, le noble comte Aymeric. ”
