Anonyme, Guillaume d’Orange, le marquis au court nez
“ Aussitôt Thibaut, désespéré, se met à fuir, et après lui les Sarrasins et les Esclavons. Ils ne s’arrêtent qu’au bord de la mer et vont cacher leur colère et leur douleur dans leurs navires. Ils hissent les voiles et prennent le large. Ils étaient entrés dans le Narbonnais pour gagner du butin ; mais ils laissent des milliers des leurs que les Français leur ont tués. Ceux-ci retournent joyeusement au camp pour partager le butin conquis : les tentes et les pavillons brodés d’or, les écrins et les coffres pleins d’or et d’argent, les mules, les palefrois, les destriers. ”
