Lafcadio Hearn

Lafcadio Hearn

Kotto (1912)

Résumé

Portrait de Lafcadio Hearn Lafcadio Hearn,  Kotto (1912)

“ Un peu avant minuit, le prêtre annonça qu'il était temps de se préparer pour la venue de Fugen Bosatsu. Les portes du petit temple furent ouvertes et le prêtre s'agenouilla sur le seuil le visage tourné vers l'Orient. La jeune acolyte se mit à genoux à sa gauche et le chasseur se tint respectueusement derrière le desservant.
C'était la vingtième nuit du neuvième mois ; une nuit sombre, lugubre, traversée de grands souffles; les trois hommes attendirent longtemps l'arrivée du dieu. Une étincelle de lumière blanche, semblable à une étoile, parut enfin dans la direction du
levant.
”
Source : Gallica

Portrait de Lafcadio Hearn Lafcadio Hearn,  Kotto (1912)

“ Il ne faut du reste pas
toujours se fier aux mouches à feu, même lorsqu'elles sont réellement ce qu'elles paraissent être ; leur amour pour les saules permet de deviner la nature occulte de leurs affinités. D'autres arbres ont leurs esprits familiers, bons ou malfaisants, hamadryades ou lutins; mais le saule est tout spécialement l'arbre des morts, le préféré des fantômes des hommes. Chacune de ces lucioles est peut-être un fantôme, — qui sait ? Et d'anciennes croyances admettent même que l'âme d'une personne vivante peut à l'occasion se présenter sous cette forme.
”
Source : Gallica

Portrait de Lafcadio Hearn Lafcadio Hearn,  Kotto (1912)

“ Comment se fait-il que des tissus vivants se cristallisent ou se disposent en des constructions merveilleuses et compliquées comme l'organe visuel des éphémères, labatterie électrique des gymnotes ou l'organe producteur de lumière des lucioles ? Et c'est la merveille même du phénomène qui ne permet pas de songer à des dieux à l'oeuvre ; un simple dieu ne saurait édifier un prodige comme l'œil d'une mouche de mai ou la queue d'une mouche de feu. ”
Source : Gallica

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