Résumé

"Nipon o dnï itsi ran", ou Annales des empereurs du Japon… (1834)

Il est vrai que les Seogoun ont usurpé le pouvoir suprême, et que par le fait le Daïri est soumis à leur influence; mais cet état de choses, quoique consacré par une longue habitude, est illégal, et le Seogoun n'est, même au Japon, pas autrement regardé que comme le premier officier du Daïri, et nullement comme un second empereur. La dignité du dernier n'est pas non plus ecclésiastique, comme on le croit généralement; c'est un monarque comme un autre, mais un monarque dont les ancêtres ont eu la faiblesse de se laisser arracher le pouvoir par les chefs militaires de l'empire.
Source : Gallica

"Nipon o dnï itsi ran", ou Annales des empereurs du Japon… (1834)

Toutes les troupes de Yosi no se mirent à leur poursuite; Naka moura fut pris et mis en pièces, mais Masima fut assez heureux pour échapper au danger, apporter la boule à bon port, et l'offrir au Daïri. C'est ainsi que finit le règne des descendans des Daïri du Sud, Le Daïri fit alors venir Magou serô Masa nori, petit-fils de Yosi masa et frère d'Akamats Mitsou souke, lequel n'était âgé que de cinq ans, et il le gratifia de la moitié de la province de Kaga. Yama na Zo sen, mécontent de tout ce qui venait de se passer, fit assassiner Iwami en secret.
Source : Gallica

"Nipon o dnï itsi ran", ou Annales des empereurs du Japon… (1834)

Malgré la déférence que le Seogoun et ses officiers montrent en toute occasion au Daïri et aux personnes attachées à sa cour, il ne reste à ce dernier qu'une influence passive dans l'administration de l'empire. Le pouvoir suprême est par le fait entre les mains du Seogoun. Quoique le consentement du Daïri soit nécessaire dans toutes les affaires majeures, et que les ordres qui s'y rapportent soient publiés en son nom, on ne se rappelle aucun cas où il l'ait refusé, si ce n'est quand Fide tada, fils de Gonghin, sollicita le titre de Kwanbak.
Source : Gallica

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