Résumé

L. Delplace Le catholicisme au Japon.... L'ère des martyrs (1909-1910)

Pour empêcher tout religieux, tout chrétien de mettre encore le pied au Japon, on passerait de la Deshima (c'était le nom de l'îlot de Nagasaki) à la Koia ou palais de la raison, pour fouler aux pieds une image du Christ, de Marie ou d'un Saint (2) ; les commerçants et marins chinois et japonais y étaient astreints.
Une nation croyante ne pouvait accepter de pareilles conditions : le commerce de Macao était donc frappé à mort ; en vain, nous le verrons plus loin, les portugais essayèrent de fléchir la tyrannie du Shogun.
Source : Gallica

L. Delplace Le catholicisme au Japon.... L'ère des martyrs (1909-1910)

Sotelo, nous le verrons plus loin, fut jusqu'à la veille de son martyre dans la plus étrange illusion sur les sentiments de Masamune à son égard : c'était un parfait païen. Avant cela, et peu après avoir quitté le Japon, il put savoir que deux mois après son embarquement un décret de persécution bannissait tous les religieux.
A peine la chose est-elle croyable : le supérieur des jésuites, Valentin Carvalho, croyait savoir qu'en effet les
religieux des Philippines méditaient, comme le prétendait Daïfu Sama, des projets de conquête et qu'ils y poussaient le roi Philippe.
Source : Gallica

L. Delplace Le catholicisme au Japon.... L'ère des martyrs (1909-1910)

« Vous ne savez ce que vous dites ; répondit-il. Eh ! votre Shaka était-il donc japonais ?
Il n'y a qu'un seul Dieu, un seul Sauveur : il est au dessus de tous ».
Il y avait d'ailleurs liberté au Japon de professer n'importe laquelle des nombreuses sectes qui s'étaient greffées sur les doctrines de Shaka. Pourquoi n'aurait-on pas reconnu le droit d'embrasser la foi chrétienne ? Malgré les persécutions des bonzes, elle devait s'implanter facilement parmi les japonais.
Mais, hélas ! combien d'éléments, étrangers à la religion, se mêlèrent à l'œuvre des missionnaires !
Source : Gallica

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