Résumé

Dominique Bouix Histoire des vingt-six martyrs du Japon crucifiés à Nangasaqui… (1862)

Vous ne comprenez peut-être pas encore assez ce que c'est que de mourir pour Jésus-Christ : vous pouvez retourner chez vos parents. — Que dites-vous, seigneur? lui répondit ce chrétien. Il y a bien peu de jours, je l'avoue, que j'ai reçu le baptême des mains de l'évêque. Mais, par la grâce de Dieu, je comprends le prix du salut éternel de l'âme. Puisque le martyr est le plus court chemin pour arriver au ciel, je le préfère, et ne fais pas plus de cas de cette vie que d'une poignée de cendre.
Source : Gallica

Dominique Bouix Histoire des vingt-six martyrs du Japon crucifiés à Nangasaqui… (1862)

Mon enfant, soyez ferme et supportez avec joie la mort, puisque vous la subissez pour notre sainte foi. Votre mère et moi nous sommes prêts à mourir pour la même cause. Héroïques parents, si j'admire votre fils recevant avec bonheur le coup de lance qui lui ouvre le ciel, je ne vous admire pas moins au pied de cette croix, où vous attendez que son sang ait jailli sur vous. Ce sublime acte de présence n'a pas été le moindre des miracles qui ont confirmé au Japon la vérité de la religion catholique.
Source : Gallica

Dominique Bouix Histoire des vingt-six martyrs du Japon crucifiés à Nangasaqui… (1862)

Le petit Antoine, l'enfant de treize ans, prie le bienheureux Père Pierre-Baptiste d'entonner le Laudate, pueri, Dominum ; et comme le Père, absorbé dans son extase ne lui répond pas, l'enfant entonne lui-même et continue à chanter le psaume, jusqu'à ce qu'il reçoive le coup de lance. Le bienheureux père Gonzalez répète les paroles du bon larron Memento mei, comme pour mourir dans l'acte de la plus profonde humilité. Tous prient, tous attendent le coup meurtrier avec une joie qui jette les païens dans la stupeur.
Source : Gallica

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