Jacques-Melchior Villefranche

Résumé

Jacques-Melchior Villefranche Les martyrs du Japon (1862)

Mon maître, leur dit-il, depuis qu'il a hérité du Portugal, possède les Indes, l'Amérique et les plus belles contrées de l'Europe et de l'Afrique. Regardez cette mappemonde : le soleil ne se couche pas sur nos terres ! Et avec une emphase toute castillane, il promena les yeux de ses auditeurs dans l'un et l'autre hémisphère, les arrêtant sur toutes les provinces de la domination du Roi catholique.
— Mais c'est la moitié du monde ! s'écria un courtisan de l'Empereur qui se trouvait là.
Source : Gallica

Jacques-Melchior Villefranche Les martyrs du Japon (1862)

L'Empereur, dont la résidence ordinaire était désormais à Yédo, se rendit à Méaco, en apparence pour y présenter ses hommages au Dairi, en réalité pour y recevoir les siens, comme de son premier sujet, et pour y tenir une sorte de cour plénière des petits rois du Japon. Il y eut à cette occasion des fêtes et des spectacles ; l'empereur imitant sans le savoir les despotes de Rome, n'en trouva pas de plus digne de lui qu'une grande exécution de chrétiens.
Source : Gallica

Jacques-Melchior Villefranche Les martyrs du Japon (1862)

Autant la centralisation de toutes les forces sociales dans une seule main est puissante pour le bien, si cette main est pure et bien dirigée, autant elle lui est redoutable dans le cas contraire. Taïco-Sama éleva le Japon à l'apogée de sa splendeur; il soumit la Corée et projeta la conquête de la Chine, mais il commença dans son empire l'extinction du Christianisme.
Source : Gallica

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