Résumé

Seconde collection. Légendes de l'Avenir…

Je suis Sibata-Zabrobè, lui dit-il, l'ami de Tchouya et de Ziositz ; ma demeure est bien éloignée ; dès que le bruit de leur complot et de leur arrestation est parvenue jusqu'à moi, je suis parti pour Yédo. Je suis resté caché jusqu'à ce moment, espérant que le siogoun, dans sa clémence, pardonnerait à Tchouya. Mais puisque c'en est fait de lui, je viens l'embrasser une dernière fois, et partager son sort, s'il le faut.
— Vous êtes un brave homme, s'écria l'officier ; je voudrais que tout le monde vous ressemblât. Je n'ai pas besoin de la permission du gouverneur de Yédo
Source : Gallica

Seconde collection. Légendes de l'Avenir…

Au signal donné, lesvingt-six martyrs y sont attachés presque simultanément. Leur chef, le Père Pierre-Baptiste, demande au bourreau de lui attacher les mains et les pieds avec des clous, mais ne l'obtient pas. A peu près aussi au même moment toutes les croix se dressent et sont fixées. Les suppliciés ont le visage tourné au midi, vers la ville. Un ordre est donné; le fer a lui aux mains des bourreaux. Un saisissement glacial passe dans toute la foule. La poitrine des saints martyrs venait d'être transpercée ; leur sang coulait et leurs âmes s'envolaient au ciel.
Source : Gallica

Seconde collection. Légendes de l'Avenir…

Tchouya remerciait tendrement son ami d'être venu le voir une dernière fois ; Sibata disait : « Notre corps sur cette terre ressemble à l'asagawa, cette fleur magnifique qui fleurit avant l'aurore, se flétrit et meurt aux premiers rayons du soleil ; il passe comme le Kogero, cet insecte éphémère. La mort n'est que la porte d'un monde meilleur où nous jouirons sans obstacles de la société l'un de l'autre. ». Il se leva après ces paroles ; il - quitta Tchouya, et remercia le ministre pour son indulgence.
Des croix étaient préparées
Source : Gallica

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