L. Debroas

Résumé

L. Debroas Les missions du Japon (1902)

Nous, disent-ils, nous suivons la religion de notre pays; mais vous, quoique Japonais, vous suivez la religion des étrangers, vous désobéissez à l'empereur.
— Peu importe, répond Zen-Yemon, que l'on soit de tel ou tel pays. Celui qui a créé les autres pays a créé aussi le Japon. Les Japonais, comme les autres, doivent donc l'adorer. Les dieux adorés au Japon n'ont rien, rien créé, et c'est pourquoi aucune adoration ne leur est due. Vous parlez de l'empereur; certes nous ne voulons pas lui résister; mais le Dieu qui a créé le monde a aussi créé l'empereur.
Source : Gallica

L. Debroas Les missions du Japon (1902)

Les fêtes du jour de l'an japonais étant arrivées sur ces entrefaites, et tout travail ayant cessé, la foule accourut plus nombreuse à l'église.
Du matin au soir ce fut un concours non interrompu : gens du peuple, bonzes, samuraïs, tous se pressaient autour du missionnaire, et écoutaient d'un air attentif et réfléchi.
« Ce qu'il dit est clair et porte avec soi le cachet de la vérité, » murmuraient-ils.
« Qu'avons-nous besoin de tous nos kani? A quoi nous servent-ils? Abandonnons-les, et suivons la religion du Maître du ciel, puisqu'elle seule est capable de nous procurer le salut. »
Source : Gallica

L. Debroas Les missions du Japon (1902)

Ce sera la religion parfaite, parce qu'elle renfermera la quintessence de tout ce que les autres ont de bon ; mais ce sera une religion japonaise, et le Japon ne sera pas tributaire de l'étranger, pas plus en matière religieuse qu'en matière civile.
De tous les obstacles qui entravent la propagation de la religion chrétienne, le plus redoutable est le scepticisme qui, depuis plusieurs années, semble envahir le pays.
Le Japon n'a pas seulement pris à l'Europe ses inventions les plus perfectionnées; il lui a emprunté aussi les
idées qui ont cours dans les sphères officielles et savantes.
Source : Gallica

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