Ernest Legouvé,
Édith de Falsen, par M. Ernest Legouvé
(1840)
“ Est-ce que j'ai du talent? Est-ce qu'il y a de la musique? Est-ce qu'il y a quelque chose au monde? — Ne me parlez pas avec cette voix sombre qui m'effraie; je voudrais vous voir pleurer; cette douleur concentrée doit vous faire tant de mal ! — Ne craignez rien, elle ne me tuera pas : Dieu, en bourreau habile, a fait des maladies qui ne tuent que l'âme. — Aloys! Aloys! du courage! c'est moi qui vous en supplie; c'est Edith, celle que vous appeliez votre bon ange et votre consolatrice. — Il est des maux sans consolation comme sans remède. ”
