Clément Gélézeau

Résumé

Clément Gélézeau Saint-Maigrin : paroisse, commune… (1908)

Puis-je, en conscience, prêter serment de fidélité au gouvernement de mon pays ? En supposant que je me livre, dans la suite, aux fonctions pastorales, me sera-t-il permis de promettre de veiller avec soin sur les fidèles qui pourront m'être confiés? Un ministre de l'Église, chargé de gouverner un diocèse ou une paroisse, peut-il, en conscience, abandonner son troupeau ; et ne se rend-il pas coupable en prenant la fuite au moment du danger ? Le Bon Pasteur n'est-il pas obligé à donner sa vie pour ses brebis !
Source : Gallica

Clément Gélézeau Saint-Maigrin : paroisse, commune… (1908)

La forêt à moitié sauvage, l'étang aux flots toujours calmes réclamaient la présence de l'homme dans cette splendide solitude, pour l'exploiter ou l'embellir. Une femme sentit d'abord et sut comprendre cet appel secret des beaux sites aux âmes délicates et élevées,
Aimant les bois pour leur ombrage, Et non pour les bûches qu'ils font.
Elle prit de la forêt ce qu'il faut pour un parc presque royal, et, laissant le reste au noble exercice de la chasse, elle résolut d'offrir à ses invités un Rendez-vous digne de l'illustre nom qu'il devait porter : « le Château de Saint-Maigrin ».
Source : Gallica

Clément Gélézeau Saint-Maigrin : paroisse, commune… (1908)

Les paroisses rurales trouvèrent plus avantageux et plus sûr de confier au château le soin de les défendre et d'assurer leur tranquillité en abandonnant au maître de leurs terres la sauvegarde et l'administration de leurs intérêts privés et communs. Cet abandon amena fatalement et consacra l'autorité absolue du seigneur sur les personnes et sur les biens qu'il devait défendre. De là cette multiplicité de droits que les seigneurs de Saint-Maigrin revendiquaient et pour lesquels ils sollicitaient la reconnaissance et l'appui du pouvoir royal.
Source : Gallica

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